Le Diable par Léon Tolstoï

Le Diable

Titre de livre: Le Diable

Auteur: Léon Tolstoï


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Léon Tolstoï avec Le Diable

Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Le Diable est écrit à partir de 1889, mais n'est achevé qu'en 1909. La nouvelle est publiée dans le tome I des œuvres posthumes. L'œuvre, par le sujet qu'elle aborde, est une sorte de pendant de La Sonate à Kreutzer. Elle raconte l'histoire d'Eugène Irténieff, jeune homme célibataire, propriétaire terrien, qui noue avec une paysanne une relation à laquelle, même une fois marié, il ne parvient à mettre fin.

Léon Tolstoï (1828-1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique (Guerre et Paix, Anna Karénine).
Extrait: Il fallait faire en sorte que le parc et la maison n’eussent pas l’air d’être à l’abandon et en ruines. La tâche était énorme, mais Eugène était plein de forces physiques et morales. Il avait vingt-six ans, était de taille moyenne, de robuste corpulence, les muscles développés par la gymnastique, sanguin ; il avait les joues colorées, les dents et les lèvres brillantes, les cheveux pas très épais mais fins et bouclés. Son seul défaut physique était sa myopie, qu’il avait développée lui-même grâce au lorgnon, dont maintenant il ne pouvait plus se passer et qui avait creusé une marque profonde de chaque côté de son nez. Voilà pour le physique. Moralement, il était tel que plus on le connaissait, plus on l’aimait. Sa mère l’avait toujours préféré, et, depuis la mort de son mari, non seulement elle avait reporté sur lui toute sa tendresse mais concentrait en lui toute sa vie. Et ce n’était pas sa mère seule qui l’aimait ainsi. Ses camarades du lycée, de l’université, eux aussi, non seulement l’aimaient particulièrement mais l’estimaient. Sur tous les étrangers il produisait toujours la même impression. On ne pouvait mettre en doute sa parole ; on ne pouvait le supposer capable de duplicité, de mensonge, avec un visage aussi ouvert, aussi honnête, et des yeux pareils.
En général, toute sa personne le servait beaucoup pour ses affaires ; les créanciers avaient confiance en lui et lui accordaient ce qu’ils eussent refusé à tout autre ; un employé, un staroste, un paysan

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Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Le Diable est écrit à partir de 1889, mais n'est achevé qu'en 1909. La nouvelle est publiée dans le tome I des œuvres posthumes. L'œuvre, par le sujet qu'elle aborde, est une sorte de pendant de La Sonate à Kreutzer. Elle raconte l'histoire d'Eugène Irténieff, jeune homme célibataire, propriétaire terrien, qui noue avec une paysanne une relation à laquelle, même une fois marié, il ne parvient à mettre fin.

Léon Tolstoï (1828-1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique (Guerre et Paix, Anna Karénine).
Extrait: Il fallait faire en sorte que le parc et la maison n’eussent pas l’air d’être à l’abandon et en ruines. La tâche était énorme, mais Eugène était plein de forces physiques et morales. Il avait vingt-six ans, était de taille moyenne, de robuste corpulence, les muscles développés par la gymnastique, sanguin ; il avait les joues colorées, les dents et les lèvres brillantes, les cheveux pas très épais mais fins et bouclés. Son seul défaut physique était sa myopie, qu’il avait développée lui-même grâce au lorgnon, dont maintenant il ne pouvait plus se passer et qui avait creusé une marque profonde de chaque côté de son nez. Voilà pour le physique. Moralement, il était tel que plus on le connaissait, plus on l’aimait. Sa mère l’avait toujours préféré, et, depuis la mort de son mari, non seulement elle avait reporté sur lui toute sa tendresse mais concentrait en lui toute sa vie. Et ce n’était pas sa mère seule qui l’aimait ainsi. Ses camarades du lycée, de l’université, eux aussi, non seulement l’aimaient particulièrement mais l’estimaient. Sur tous les étrangers il produisait toujours la même impression. On ne pouvait mettre en doute sa parole ; on ne pouvait le supposer capable de duplicité, de mensonge, avec un visage aussi ouvert, aussi honnête, et des yeux pareils.
En général, toute sa personne le servait beaucoup pour ses affaires ; les créanciers avaient confiance en lui et lui accordaient ce qu’ils eussent refusé à tout autre ; un employé, un staroste, un paysanCe livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Le Diable est écrit à partir de 1889, mais n'est achevé qu'en 1909. La nouvelle est publiée dans le tome I des œuvres posthumes. L'œuvre, par le sujet qu'elle aborde, est une sorte de pendant de La Sonate à Kreutzer. Elle raconte l'histoire d'Eugène Irténieff, jeune homme célibataire, propriétaire terrien, qui noue avec une paysanne une relation à laquelle, même une fois marié, il ne parvient à mettre fin.

Léon Tolstoï (1828-1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique (Guerre et Paix, Anna Karénine).
Extrait: Il fallait faire en sorte que le parc et la maison n’eussent pas l’air d’être à l’abandon et en ruines. La tâche était énorme, mais Eugène était plein de forces physiques et morales. Il avait vingt-six ans, était de taille moyenne, de robuste corpulence, les muscles développés par la gymnastique, sanguin ; il avait les joues colorées, les dents et les lèvres brillantes, les cheveux pas très épais mais fins et bouclés. Son seul défaut physique était sa myopie, qu’il avait développée lui-même grâce au lorgnon, dont maintenant il ne pouvait plus se passer et qui avait creusé une marque profonde de chaque côté de son nez. Voilà pour le physique. Moralement, il était tel que plus on le connaissait, plus on l’aimait. Sa mère l’avait toujours préféré, et, depuis la mort de son mari, non seulement elle avait reporté sur lui toute sa tendresse mais concentrait en lui toute sa vie. Et ce n’était pas sa mère seule qui l’aimait ainsi. Ses camarades du lycée, de l’université, eux aussi, non seulement l’aimaient particulièrement mais l’estimaient. Sur tous les étrangers il produisait toujours la même impression. On ne pouvait mettre en doute sa parole ; on ne pouvait le supposer capable de duplicité, de mensonge, avec un visage aussi ouvert, aussi honnête, et des yeux pareils.
En général, toute sa personne le servait beaucoup pour ses affaires ; les créanciers avaient confiance en lui et lui accordaient ce qu’ils eussent refusé à tout autre ; un employé, un staroste, un paysan